Actias luna: le papillon lune

La papillon lune ou actias luna de son vrai nom, est un de nos plus beaux papillons nocturnes du Québec. J’ai eu la chance de pouvoir le photographier dans un petit boisé, hier.

Originaire d’Amérique du nord, on peut l’observer à l’orée des forêts, dans les forêts claires ou dans les chemins forestiers.  Et quelle envergure: entre 7 et 11 centimètres! C’est un espèce fragile très sensible à la pollution, il faut éviter de les chasser et de les collectionner car cela contribue à la baisse de sa population.

Pour en savoir plus ce papillon extraordinaire vous pouvez consulter la fiche d’information sur le site de l’Insectarium de Montréal

Actias luna: le papillon lune.Photo@Julie Lampron

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Attirer la faune au jardin

Comme j’essaie de faire de mon petit boisé un espace accueillant pour la flore, faune et insecte, je me suis procuré ce livre:  Attirer la faune au jardin d’Albert Mondor et Daniel Gingras, publié aux Éditions de l’Homme.

Attirer la faune au jardin

Un livre grand public abondamment illustré. Il comprend la description de plusieurs centaines de plantes attirants nos petits amis et des plans d’aménagement de plate-bandes pour leur offrir gîte et couvert. On y traite des oiseaux, abeilles, papillons, chauve-souris etc. Pour chacun la priorité est mise sur la biodiversité et plantes indigènes et c’est ce qui m’a charmé je dois l’avouer, puisque ça rejoint tout à fait ma façon de penser.

  »Ainsi, nous l’espérons, le présent ouvrage aidera tous ceux qui désire mieux comprendre le fonctionnement de la Nature et les relations complexes qui existent entre les divers êtres vivants qui peuplent la Terre. En observant les insectes, les animaux et les plantes en interaction dans votre jardin et dans la Nature, peut-être arriverez-vous à mieux saisir les fondements des lois et des forces qui organisent la vie. »

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Celui qu’on prenait pour un pissenlit

Voici enfin une des première fleurs à se pointer le bout du nez dans ma région! Si elle ressemble au pissenlit par sa forme et sa joli couleur ensoleillée, ne vous y trompe pas: ce n’en est pas un! Ce qui est amusant avec cette plante, c’est qu’elle  a la particularité de fleurir avant de faire ses feuilles. Son petit nom? Tussilago farfara.

D’origine euroasiatique, le tussilage farfara aurait été importé en Amérique par les colons européens en tant que plante médicinale mais aussi pour son utilisation domestique comme colorant: les feuilles du tussilage étaient utilisées pour teindre la laine en jaune-verdâtre quand elles sont mélangées avec  de l’alun et en vert si on leur adjoint du sulfate de fer. Ce n’est  pas une de nos plantes indigènes mais ce qu’on appelle communément une plante sauvage.

Depuis son arrivée sur notre continent, le tussilage s’est naturalisé et agit comme plante pionnière presque partout sur les terrains vagues  ou là où la terre a été remuée.  On en voit sur les bords de route ou de sentiers. Impossible de la manquer surtout à cette période de l’année où presqu’ aucune autre plante n’est en fleur. Allez, partez à sa découverte!

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Guide sur la flore printanière

En ce début de saison, il est indispensable de penser à vous procurer un bon guide d’identification de la flore printanière, à apporter avec vous sur le terrain. Il y en a plusieurs mais un incontournable qui regorge d’informations et que j’aime particulièrement est celui de Gisèle Lamoureux.  Les données scientifiques sont bien vulgarisées, mises à jour et très intéressantes. Et j’apprécie particulièrement le respect à la nature qui est un appel vibrant de son auteure, qui travaille depuis de longues années à la sensibilisation de nos écosystèmes.

Flore printanière par Gisèle Lamoureux et coll. aux Éditions Fleurbec

  »Avec le printemps, la vie explose dans le bois, où s’épanouissent la plupart des plantes printanières d’ici. Vous ne les trouverez nulle part ailleurs au monde, car elles croissent uniquement dans les forêts du nerd-est de l’Amérique.

Plusieurs grandissent pendant 10, 15 ou 25 ans avant de produire une première fleur, mais elles vivent centenaires ou bicentenaires! Ce guide plonge au cœur même de leur vie fascinante. Il incite à respecter les plantes sauvages forestières et permet de comprendre pourquoi il ne faut pas les cueillir. »

Flore printanière par Gisèle Lamoureux et collaborateurs. Disponible en librairie ou directement sur le site des Éditions Fleurbec


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Sous les feuilles gelées

Qui se cache sous les feuilles? Photo©Julie Lampron

Le printemps commence à peine et me voilà déjà à arpenter les boisés, scrutant le sol dans l’espoir de découvrir les petites pousses vertes annonciatrices d’une nouvelle saison. Certaines plantes indigènes repoussent année après année aux même endroits mais il y en a tellement d’autres que je n’ai pas découvertes encore. Où seront-elles? Ici sous ce tas de feuilles séchées par le dernier automne? Ou plus loin là-bas dans un coin encore inexploré?

J’ai l’impatience qui me tenaille et les doigts qui me démangent de tenir mon appareil photo à nouveau. D’être couchée sur le sol, concentrée mais percevant le  parfum si caractéristique de l’humus .

Comme toute cette attente est bonne! Rêver à des jours heureux et insousciants, quel plaisir! Allez, encore un peu de patience et de rêverie, on y sera bientôt!

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L’annonceur de printemps.

Symplocarpus foetidus. Photo©Julie Lampron

Au Parc écologique de la rivière Godefroy s’étend une superbe colonie de symplocarpes fétides (symplocarpus foetidus), des plantes inusitées surnommées affectueusement « choux puants ».  S’il y a bien une légère odeur de moufette qui se dégage de ses feuilles froissés, je vous rassure tout de suite, ce n’est rien de bien terrible ou qui ne vaille la peine qu’on se sauve en courant en se bouchant le nez!!

Véritable merveille de la nature, cette plante possède un métabolisme homéotherme: elle a donc la capacité de  maintenir sa température « corporelle » plus élevée que celle de l’air ambiant. Cette chaleur lui permet de faire fondre la neige qui recouvre le sol tout autour d’elle. Il n’y a que quatre autres plantes dans le monde possédant cette caractéristique.

Ça vaut la peine de s’y attarder et de la découvrir alors si vous vous baladez sur les sentiers des terres inondables bordant le St-Laurent, ouvrez l’oeil! Qui sait, sa silhouette  intrigante vous donnera peut-être envie de suivre son développement tout au cours de la belle saison!

Pour en connaître plus sur le symplocarpe, un petit billet intéressant:  Découvrez notre gros « perce-neige »  par Philippe Blais M.D.

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Richesse et splendeur des sous-bois.

Petit fruit de la Trientalis boréalis. Photo©Julie Lampron

Quelle joie de voir revenir le printemps et avec lui, toutes ces splendeurs souvent méconnues que sont les fleurs indigènes du Québec!

Au fil du temps, les photographier est devenue une véritable passion. Je m’émerveille devant la délicatesse et la finesse de ces beautés timides de nos sous-bois, qui se laissent découvrir au gré de mes balades en forêt. J’aime à penser que chacune d’entre elles possède sa propre personnalité et je m’amuse à essayer de saisir l’ambiance qui retranscrira ce que je ressens à leur contact.

Je fais de la photo tout en respectant ces plantes fragiles: je minimise l’impact que je peux avoir sur leur environnement. Je ne modifie pas celui-ci, tout au plus je couche quelques feuilles délicatement afin de dégager la fleur choisie. Jamais je ne cueille, ne déracine ou quelques autres actions qui seraient néfastes pour ce précieux patrimoine végétal. Toutes mes photos sont faites dans leur habitat naturel.

Sur ce blogue  j’essaierai de vous faire découvrir encore plus sur la vie des ces plantes fascinantes et j’espère que lors de vos prochaines randonnées, vous sourirez en reconnaissant une de ces charmantes dames!

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